Quel luxe
que de se priver
De la
routine quotidienne
Sauter
sa ration de travail
Libérer
son trop plein de déjà vu
Et être
un peu sans nouvelles
Plongé
un peu dans du nouveau
Oublier
le téléjournal
Et un
peu perdre les pédales
Ne plus
entendre le téléphone
N’avoir
à répondre à personne
Se perdre
au loin quelque part
Se trouver
bien quelque part
N’avoir
que nous deux à penser
Et vouloir
un peu compenser
Pour
tous ces moments d’inquiétude
Toutes
ces fatigues et ces peines
Et ces
épuisantes semaines
Savoir
qu’on a rien mérité
Goûter
combien on est aimé
Et écouter
dans le silence
Nous
parler le Dieu d’abondance
Pour
nous rappeler que rien ne manque
À
qui réclame sa présence
Ah !
qu’il est bon de s’arrêter
Ah !
quel luxe que de se priver ...
Marc Lefebvre