COMPLAINTE DU MOIS D’AVRIL

Lourde tristesse
De fin d’hiver
Quand le froid s’étire et ressemble à novembre
Un vent humide charrie des brins qui hésitent
Entre goutte et flocon
Plus de neige à pelleter
Plein de comptes à payer
Même la cordée de bois s’épuise
Et sa douce chaleur tranquillement s’amenuise
Avant que le soleil ne soit un peu plus fort
Avant que ses rayons n’aient ravivé le vert
Et l’odeur du foin sec qui croupit sous la neige
Et un soir le chant du premier merle égaré
Comme un signal de persévérance
Une mélodie gorgée d’assurance
Un chant d’oubli, un chant nouveau
Un chant joyeux, un chant vibrant
Comme les rigoles du printemps
Et je rigole en attendant
Que vienne le retour de tous ces oiseaux
Et pourquoi pas aussi celui de l’impôt
Qui s’impose et qui s’arrose comme la
Première bouffée d’air frais par la
Fenêtre toute grande ouverte

Marc Lefebvre

Retour