Lourde
tristesse
De fin
d’hiver
Quand
le froid s’étire et ressemble à novembre
Un vent
humide charrie des brins qui hésitent
Entre
goutte et flocon
Plus
de neige à pelleter
Plein
de comptes à payer
Même
la cordée de bois s’épuise
Et sa
douce chaleur tranquillement s’amenuise
Avant
que le soleil ne soit un peu plus fort
Avant
que ses rayons n’aient ravivé le vert
Et l’odeur
du foin sec qui croupit sous la neige
Et un
soir le chant du premier merle égaré
Comme
un signal de persévérance
Une mélodie
gorgée d’assurance
Un chant
d’oubli, un chant nouveau
Un chant
joyeux, un chant vibrant
Comme
les rigoles du printemps
Et je
rigole en attendant
Que vienne
le retour de tous ces oiseaux
Et pourquoi
pas aussi celui de l’impôt
Qui s’impose
et qui s’arrose comme la
Première
bouffée d’air frais par la
Fenêtre
toute grande ouverte
Marc Lefebvre