Afin
que tu me reconnaisses
Je
t’avais donné des yeux
Pour
que tu vois ma sagesse
Et
regarde vers les cieux
C’était
un beau printemps
Que
j’avais préparé
Tu
étais en ce temps
Beaucoup
trop occupé
C’était
un bel été
Que
j’avais fait fleurir
Tellement
ensoleillé
Pour
pouvoir t’éblouir
Mais
c’est l’appât du gain
Qui
t’a fermé les yeux
Tu
n’as vu du jardin
Rien
de bien merveilleux
J’ai
mis tant de couleurs
Pour
décorer l’automne
J’ai
mis tant de saveurs
Dans
les fruits qu’on moissonne
Ni
les volées d’oies blanches
Ni
les grands champs de blé
Les
feuilles en avalanche
N’ont
pu t’impressionner
J’en
ai fait des nuits blanches
Des
montagnes enneigées
J’ai
retroussé mes manches
Et
j’ai tourbillonné
Pour
toi, j’ai fait l’hiver
Ses
cristaux, ses glaçons
J’ai
recouvert la terre
De
milliards de flocons
Pour
réchauffer ton corps
De
toutes ces froidures
Pour
espérer encore
Pendant
le froid qui dure
Pendant
ces longs ciels gris
J’ai
fait le feu, la bûche
Et
pour ton appétit
Rempli
de pain ta huche
Mais
malheureusement
Toi
tu croyais déjà
Dans
ton aveuglement
Que
tout venait de toi
Et
je suis revenu
Saison
après saison
Mais
tu ne m’as pas cru
Et
relevé le front
De
tes propres saisons
L’automne
est accompli
Je
sens comme un frisson
Sur
l’hiver de ta vie
Puisqu’il
est encore temps
Ne
veux-tu reconnaître
Qu’à
la fin de tes ans
Il
n’y a point de retraite
Ta
vie est comme un marécage
Où
tu t’enlises jour après jour
Tu
sens tout le poids de ton âge
Comme
ton fardeau te semble lourd
Et
pourtant tout-à-coup
Tu
as soif d’éternité
Mais
tu n’es pas absout
Et
si nombreux sont tes péchés
Je
t’avais laissé ma Parole
Mais
tu l’as dédaignée
Elle
t’indiquait comme une boussole
Le
chemin et la vérité
Durant
toute ton existence
Tu
as vécu en m’ignorant
J’attends
de toi la repentance
Afin
que tu sois mon enfant
Tu
sais, pour toi j’ai tout prévu
Ne
veux-tu pas le reconnaître
Sans
mon amour, tu es perdu
Tu
es mort, il te faut renaître
Si
ton genou fléchit
Si
ton cœur est courbé
Le
sang de Jésus-Christ
Pourra
tout changer
Car
Il est mort à ta place
Pour
que tu aies la Vie
Ne
lui tourne pas la face
Viens
à Lui aujourd’hui
Ce
qui était évident
Tu
l’as toujours refusé
Peux-tu
croire maintenant
Qu’il
est ressuscité ?
Réveille-toi,
toi qui dors
Et
Christ t’éclairera
Combien
de temps encore
Entendras-tu
Sa voix ?
Réveille-toi,
toi qui dors
Et
Christ t’éclairera
Combien
de temps encore
Entendras-tu
Sa voix ?
Marc Lefebvre