Je sors ce soir pour oublier
Tous mes châteaux s'en
sont allés
Comme les oiseaux de l'automne
Qui ne supportent pas l'hiver
Mon coeur hiberne gelé
Sous mon chagrin, amas de givre
Les arbres comme des statues
de verre
Coulés dans leur prison
de glace
Les chansons sont tristes à
mourir
Toujours la mort ce vieux navire
Qui coule entre les doigts
du poète
Comme l'encre qui tache ses
mains
Bientôt la trêve
des songes
La fin des horizons lointains
Voici la rosée du matin
Je t'en offre une coupe
Bernard Guy