PARDONNER: UN TRAVAIL DE RÉCONCILIATION
On raconte l'histoire d'un père en Espagne qui
avait des relations de plus en plus tendues avec son fils dans l'adolescence.
Révolté, ce dernier était parti un jour de la maison
sans laisser d'adresse. Désemparé, son père avait
alors parcouru plusieurs villes et villages d'Espagne à sa recherche,
mais sans succès. En désespoir de cause, il plaça
une annonce dans un journal de Madrid. L'annonce se lisait comme suit:
Cher Paco, viens me retrouver en face de l'hôtel de ville à
midi. Tu es entièrement pardonné. Je t'aime, ton père.
Le jour suivant, à midi, 800 jeunes hommes s'appelant Paco se présentèrent
en face de l'hôtel de ville espérant y trouver le pardon et
l'amour de leur père.
PARDONNER: UN TRAVAIL DE RÉCONCILIATION
Dwight Moody, le célèbre évangéliste
et fondateur de Moody Bible Institute, n'avait que quatre ans lorsque son
père mourut. Un mois plus tard, madame Moody donnait naissance à
des jumeaux. Elle et ses neuf enfants vivaient dans la misère la
plus totale. Par-dessus le marché, l'aîné de la famille
se révolta et partit de la maison au lieu d'aider sa mère
à faire vivre la famille. Convaincue que son fils reviendrait, madame
Moody laissait pour lui chaque soir une chandelle allumée au bord
de la fenêtre. Elle priait et vérifiait le courrier chaque
jour dans l'espérance de recevoir quelque nouvelle de son fils.
Un bon soir, alors qu'elle était assise dans la cuisine, elle aperçut
par la fenêtre une silhouette d'homme se dirigeant vers la maison.
L'homme s'arrêta près de la porte et refusa d'entrer. Il avait
les cheveux hirsutes, portait une grande barbe et avait l'air embarrassé.
Lorsque madame Moody vit les larmes coulant de ses yeux, elle reconnut
que c'était son fils. Mon fils perdu, s'écria-t-elle, entre
et viens dans mes bras. Mais le fils répondit, non maman, je n'entrerai
pas tant que je ne saurai pas si tu m'as pardonné. Madame Moody
sortit, le serra fort dans ses bras et lui assura qu'elle lui pardonnait
ses bêtises.
PARDONNER: UN ACTE DE VOLONTÉ
Quelques années après son expérience horrible dans les camps de concentration Nazis, Corrie Ten Boom se retrouva face à face avec un des gardes allemands les plus cruels et insensibles qu'elle avait connu là-bas. Ce garde, devenu chrétien depuis peu, l'avait autrefois humiliée, dégradée et violée des yeux plus d'une fois alors qu'il surveillait les douches. Il lui tendit la main et lui demanda: Me pardonnerez vous jamais tout le mal que je vous ai fait? Le cœur de Corrie était plus froid que la glace et elle n'arrivait pas à lui tendre la main. Les souvenirs pénibles de ses expériences dans les camps défilaient dans sa tête et la paralysaient en face de cet ancien ennemi. Mais elle se dit à elle-même que la volonté pouvait fonctionner même sans les émotions et, suppliant Jésus de lui en donner la force, elle lui tendit mécaniquement la main. Elle sentit alors une chaleur envahissant sa main, son cœur et tout son corps. Elle s'écria alors: Je vous pardonne, frère.
Réfléchissant à cette expérience
inoubliable, Corrie écrivit quelque temps plus tard: Pardonner est
de libérer un prisonnier, une personne retenue par les chaînes
de la culpabilité et de la honte.
PARDONNER: UN ACTE DIVIN
Le 9 février 1960, Adolph Coors III, de la célèbre famille de la distillerie Coors des États-Unis, se fait kidnapper pour une question de rançon. Sept mois plus tard, son corps est retrouvé, troué de balles et abandonné dans un champs. Adolf Coors IV, son fils de 15 ans, devient alors orphelin. Non seulement perd-il son père, mais également son meilleur ami.
Durant plusieurs années, le enfants Coors entretiennent une haine profonde pour Joseph Corbett, le meurtrier de leur père. En 1975, Adolf le quatrième devient chrétien, à l'âge de 30 ans. Mais il éprouve toujours une profonde amertume pour l'homme qui l'a privé de son père toutes ces années. Troublé par cette rancune persistante, il supplie Dieu d'agir dans son cœur. Dieu lui donne alors la force de se rendre au pénitencier de Canon City au Colorado où Joseph Corbett, le meurtrier de son père, est enfermé. Il demande à voir Corbett, mais ce dernier refuse toute rencontre. Alors Coors lui laisse une Bible dans laquelle il écrit à Corbett: J'étais venu ici pour vous voir et je regrette que vous ne m'ayez pas reçu. Comme croyant, le Seigneur me demande de vous pardonner. Je vous pardonne et je vous prie de me pardonner aussi pour la haine que j'ai nourrie dans mon cœur pour vous durant plusieurs années.
Dans un témoignage qu'il donna un peu plus tard,
Coors déclara: J'ai un amour pour cet homme que seul Jésus-Christ
pouvait mettre dans mon cœur.
PARDONNER ET ÊTRE PARDONNÉ
Un conférencier chrétien fut présenté un jour à son auditoire par un homme qui n'en finissait pas de le louanger, de vanter ses mérites et de lui lancer des fleurs devant tous. Lorsque ce conférencier vint en avant, il commença par une prière en disant: Seigneur, pardonne cet homme pour ses propos nettement exagérés à mon sujet. Pardonne-lui d'avoir mis davantage l'accent sur moi que sur toi. Mais pardonne-moi aussi, Seigneur, d'avoir bu chacune de ses paroles et d'avoir trouvé un grand plaisir à être encensé devant tout ce monde.