Par Bernard Guy
1.
Demandez à l'interlocuteur s'il peut prouver que
Dieu n'existe pas. Scientifiquement parlant, personne ne peut prouver que
Dieu existe, mais personne ne peut prouver non plus qu'il n'existe pas.
Faites réfléchir l'interlocuteur au fait que nous ne pouvons
pas dire qu'un être ou qu'une chose n'existent pas parce que nous
ne les connaissons pas personnellement. Dieu est présenté,
dans les Écritures, comme habitant une lumière inaccessible
et aucun homme ne peut le connaître à moins d'être éclairé
par le Saint-Esprit (1 Timothée 6.16 ; 1 Corinthiens 2.9-10).
Imaginez un homme allant consulter son médecin à cause de problèmes d'angoisse. Le médecin l'ausculte et lui répond:
2.
Si Dieu n'existe pas, d'où vient l'univers ? La
majorité des scientifiques reconnaissent, aujourd'hui, qu'un monde
si complexe et si extraordinairement structuré ne peut être
le fruit du hasard.
Voici ce qu'en a dit l'éminent biologiste Jean Rostand : « Malheureusement, je ne parviens pas à imaginer autre chose que le hasard. Mais biologiquement, il me semble difficile d'expliquer même une fleur par le hasard. » (Cité dans le Nouveau Dictionnaire biblique, Éditions Emmaüs, 1992, p. 297)
Voici la description de l'oeil humain que donne James
Kennedy dans son livre Pourquoi je crois pour démontrer que le hasard
ne peut expliquer la complexité de l'univers : « L'oeil humain
sait s'adapter à l'obscurité, où il multiplie son
acuité (sensibilité à la lumière) par cent
mille. Alors que la caméra la plus perfectionnée ne peut
même pas approcher une telle performance, l'oeil humain le fait automatiquement.
De plus, il trouve immédiatement l'objet qu'il désire voir
et le fixe en s'allongeant ou en se comprimant. » (James Kennedy,
Pourquoi je crois, p. 43).
3.
Faites réfléchir l'interlocuteur à la raison pour laquelle les hommes cherchent tant à éliminer Dieu du paysage humain. L'évolution fait de l'homme un accident biologique dont l'existence paraît, dès lors, n'avoir aucun sens ni but. Par contre, elle le libère de toute redevabilité. Il n'a plus de compte à rendre à Dieu. Si Dieu existe, il est naturel que nous ayons un jour à lui rendre des comptes pour la gestion de notre vie personnelle et pour notre gestion de la planète. Nous n'aimons pas du tout cette idée (Hébreux 4.13).