Par Bernard Guy
Ce que la consécration au Seigneur n'est pas :
Nous pouvons penser qu'être consacrés au
Seigneur signifie en faire toujours plus (approche quantitative). C'est
l'idée que plusieurs croyants véhiculent. Selon cette pensée,
pour être consacrés au Seigneur il faut assister à
toutes les réunions possibles, participer à toutes les activités,
évangéliser toutes les personnes que nous croisons dans la
journée, etc. Cette façon de voir la consécration
présente de sérieux problèmes. D'une part, en visant
d'en faire toujours plus, nous finissons par faire à moitié
tout ce que nous entreprenons. D'autre part, nous nous épuisons
rapidement et une fois épuisés, notre attitude se détériore.
De plus, si pour une raison ou une autre (problèmes de santé,
manque de temps ou d'argent), nous ne parvenons pas à en faire davantage,
nous vivons avec le sentiment de ne pas être consacrés au
Seigneur et avec une mauvaise conscience.
Ce que la consécration au Seigneur est :
Être consacrés au Seigneur consiste à faire précisément ce que le Seigneur aimerait que nous fassions et à mettre de côté tout ce qui nous empêche de le faire ou mieux encore, à être précisément ce que le Seigneur aimerait que nous soyons et à mettre de côté tout ce qui nous empêche de l'être.
Trois choses en particulier militent en faveur de cette
façon de voir la consécration. Premièrement, les Écritures
mettent plus d'accent sur la qualité de vie du croyant que sur la
quantité de ses engagements (Ép. 5.15-21 et 1 Co. 15.58).
Mais l'être n'exclut pas le faire. Plus nous serons comme Dieu désire
que nous soyons, plus nous comprendrons ce qu'il attend de nous et plus
les oeuvres que nous accomplirons pour lui seront de qualité (2
Pierre 1.5). Deuxièmement, comprendre qu'être consacrés
signifie faire exactement ce que Dieu aimerait que nous fassions nous force
à nous approcher d'abord de Dieu pour savoir ce qu'il attend de
nous. Troisièmement, faire ce que le Seigneur veut que nous fassions,
ni plus ni moins, et être ce qu'il veut que nous soyons produira
en nous un sentiment de plénitude plutôt qu'un sentiment de
culpabilité.