par Bernard Guy
Tous les croyants qui s'engagent dans l'évangélisation doivent s'attendre à vivre de l'opposition à un niveau ou à un autre (Matthieu 5.11-12 ; 10.17-19 ; Actes 9.15-16 ; 1 Pierre 4.12-16 ; 2 Timothée 3.12). En présentant le message de l'Évangile, nous amenons les gens à voir ce qui cloche dans leur vie. La plupart ne l'apprécient pas et l'expriment généralement en rejetant le message et le messager (Jean 3.19-20 ; 15.18-20). De plus, nous vivons à l'époque du pluralisme et de l'œcuménisme, époque où toute forme de prosélytisme est perçue négativement.
L'opposition à laquelle nous faisons face est orchestrée principalement par le diable qui s'élève contre Dieu et contre tous ceux qui s'associent à lui pour propager sa Parole (Apo 2.8-11). Chaque fois qu'une personne se convertit, il perd un joueur et ne semble pas particulièrement l'apprécier (Colossiens 1.12-13). Il fait donc tout ce qu'il peut pour neutraliser le témoignage des croyants. Il attire les plus faibles dans une vie de désordre, exerce diverses pressions sur les autres et se sert, quand il le peut, de gens qui ne connaissent pas Dieu pour les persécuter et leur « mettre des bâtons dans les roues » (Actes 4.1-3 ; 5.17-18 ; 8.1-3 ; 16.20-23 ; 17.5-7).
Pour persévérer dans la bataille, il faut nous rappeler que nous sommes du côté du plus fort. L'apôtre Jean déclare dans sa première lettre : Celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde (1 Jean 4.4 ; Matthieu 28.18-20 ; Actes 8.5-12). Le Seigneur Jésus nous accompagne et rien ne peut nous arriver sans qu'il ne l'ait permis (Matthieu 10.29-31).
Si nous
ne sommes pas prêts à vivre de l'opposition et à souffrir
pour Dieu, nous ne sommes pas prêts non plus à nous engager
sérieusement dans l'évangélisation.