par Bernard Guy
C'est avec la puissance de l'Esprit que Jésus a entrepris son ministère d'enseignement (Luc 4.14-15). C'est aussi avec la puissance de l'Esprit que Paul, Pierre et tous les autres apôtres et évangélistes du début de l'Église ont mené leurs efforts d'évangélisation (Actes 4.8 ; 7.55).
Annoncer l'Évangile avec la puissance de l'Esprit veut d'abord dire compter davantage sur la puissance de Dieu que sur la force de nos arguments pour convaincre les gens des vérités spirituelles (1 Corinthiens 2.1-5). Les techniques d'évangélisation et les arguments sont importants, mais c'est sur la puissance de l'Esprit qu'il faut compter pour parler au coeur des individus. Nous pouvons, à force d'arguments et de paroles à propos, convaincre une personne de la vérité de l'Évangile et même l'amener à faire profession de foi, mais Dieu seul peut toucher son coeur et l'amener à sincèrement se repentir, à croire et à persévérer dans la vie chrétienne. Il faut tout faire pour que notre présentation de l'Évangile soit claire, logique et bien étoffée, mais n'oublions jamais que c'est le Saint-Esprit qui convainc les coeurs (1 Thess 1.4-5 ; Jean 16.7-11).
Compter sur la puissance de l'Esprit veut aussi dire résister à la tentation de modifier le message de l'Évangile pour le rendre plus acceptable (2 Corinthiens 4.2 ; Actes 20.27). De façon plus précise, nous devons résister à la tentation de supprimer la repentance de notre présentation de l'Évangile et nous devons aussi résister à la tentation de présenter la vie chrétienne comme un chemin de roses pour attirer le plus grand nombre de non-croyants (Luc 9.57-62).
Finalement,
si, par une conduite ou des attitudes qui déplaisent à Dieu,
nous attristons continuellement le Saint-Esprit, nous ne pourrons pas compter
sur sa puissance pour bien remplir notre rôle de témoins (Éphésiens
4.30 ; Galates 5.16, 17, 22).