Étude no 10 / Luc 2.21-24
1. Formulez en vos mots l'idée principale des versets 21 à 24. Pour connaître l'idée principale de ce paragraphe, identifiez l'affirmation qui s'y trouve répétée trois fois.
21 Le huitième jour, auquel l'enfant devait être circoncis, étant arrivé, on lui donna le nom de Jésus, nom qu'avait indiqué l'ange avant qu'il fût conçu dans le sein de sa mère. 22 Et, quand les jours de leur purification furent accomplis, selon la loi de Moïse, Joseph et Marie le portèrent à Jérusalem, pour le présenter au Seigneur, - 23 suivant ce qui est écrit dans la loi du Seigneur : Tout mâle premier-né sera consacré au Seigneur, - 24 et pour offrir en sacrifice deux tourterelles ou deux jeunes pigeons, comme cela est prescrit dans la loi du Seigneur.
Un croyant spirituel est un croyant qui est animé
par un grand désir d'obéir aux commandements et aux lois
du Seigneur. Marie et Joseph étaient des croyants spirituels. À
cause de cela, ils étaient soucieux, voire même empressés,
d'obéir aux commandements du Seigneur (Luc 2.21-24, 27, 39).
2. Marie et Joseph avaient un grand désir d'honorer Dieu non seulement des lèvres, mais aussi par leur conduite et leur obéissance. Ils s'étaient fait un devoir d'obéir aux quatre commandements de Dieu mentionnés dans les versets 21 à 24 du chapitre 2. Identifiez ces quatre commandements et expliquez le sens de chacun d'eux.
(1) Ils s'étaient d'abord fait un devoir d'obéir au commandement de Dieu concernant la circoncision (Luc 2.21a). Selon la loi, tout garçon nouveau-né devait se faire circoncire le huitième jour après sa naissance (Ge. 17.10-14; Lé. 12.3). La circoncision était le signe de l'alliance que Dieu avait établie avec Abraham et ses descendants. Elle symbolisait le dépouillement de la vieille nature, des mauvaises choses dans le coeur (De. 30.6; Col. 2.11).
(2) Ils s'étaient aussi fait un devoir d'obéir au commandement de Dieu communiqué par l'ange Gabriel d'appeler l'enfant Jésus (ce nom signifie : Dieu sauve - Luc 2.21; 1.31).
(3) Ils s'étaient aussi fait un devoir d'obéir au commandement de Dieu concernant la consécration de l'enfant premier-né au Seigneur (Luc 2.22-23). Selon la loi juive, tout premier-né, chez les hommes ou les animaux, devait être consacré à l'Éternel (Ex. 13.2). Cette loi était un geste de reconnaissance à Dieu. Bien que tout premier-né lui appartienne de plein droit, Dieu n'a pas exigé que tous les premiers-nés d'Israël quittent leur famille pour se consacrer au service du culte. Dieu a plutôt trouvé une autre solution. Il a mis à part les gens de la tribu de Lévi pour le service du culte à la place des premiers-nés (No. 8.14-20). Les gens de la tribu de Lévi avaient remplacé les premiers-nés pour le service du culte, mais parce qu'il y avait un plus grand nombre de premiers-nés en Israël que de personnes dans la tribu de Lévi, Dieu a exigé, dans la loi, le rachat de tout premier-né en Israël pour une somme de cinq sicles (c'est-à-dire une certaine masse d'argent - No. 18.15-17). Marie et Joseph vinrent donc consacrer leur enfant au Seigneur et probablement payer la somme du rachat, selon la coutume.
(4) Enfin, Marie et Joseph s'étaient fait un devoir
d'observer aussi la loi de Dieu concernant la purification de Marie. Lorsqu'une
femme enfantait, elle devenait impure par le fait même. La femme
pouvait, durant ce temps, vaquer à ses occupations quotidiennes,
mais elle ne pouvait pas entrer dans le temple ni participer à aucune
cérémonie religieuse (Lé. 12.1-5). À la fin
de sa période d'impureté, elle devait apporter au temple
un agneau et un jeune pigeon ou une tourterelle pour offrir en sacrifice
(Lé. 12.6-7). Si une famille était trop pauvre pour offrir
un agneau et un pigeon, la loi permettait d'offrir deux pigeons ou deux
tourterelles à la place (Lé. 12.8). L'offrande de deux pigeons
est appelée offrande des pauvres et c'est tout ce que Joseph et
Marie pouvaient offrir à cause de leur peu de moyens.
3. Pourquoi Joseph et Marie se sont-ils donné la peine d'obéir à tous ces commandements?
Parce qu'ils étaient des croyants spirituels et
qu'ils cherchaient à plaire au Seigneur. Nous sentons-nous tenus
d'observer les commandements de Dieu ou voyons-nous cela comme quelque
chose de souhaitable, mais d'optionnel? Que faites-vous concrètement
pour mieux connaître la Parole de Dieu et les commandements du Seigneur?
Quelques réflexions additionnelles sur l'obéissance
Selon ce que nous sommes, des chrétiens spirituels ou des chrétiens immatures, nous verrons l'observation des commandements de Dieu comme optionnelle ou obligatoire.
Quatre choses caractérisent la façon dont le croyant immature voit l'obéissance aux commandements de Dieu.
(1) Il se repose sur le fait que
le salut est gratuit et ne ressent pas le besoin d'observer les commandements.
(2) Il voit le salut principalement
comme une façon d'échapper au jugement de Dieu. Il oublie
qu'il s'agit aussi du plan de Dieu pour nous transformer à l'image
de Christ.
(3) Il voit les commandements de
Dieu comme une entrave à sa liberté, comme une contrainte
qui l'empêche de jouir pleinement de la vie.
(4) Il ne semble pas voir comme
important d'être honoré au tribunal de Christ. Il se dit que
l'important c'est d'avoir sa place au ciel et la question de récompense
ne le préoccupe pas trop. Être sauvé « comme
à travers le feu » semble pleinement le satisfaire (1 Co.
3.10-15).
Quatre choses caractérisent la façon dont le croyant spirituel voit l'obéissance aux commandements de Dieu.
(1) Contrairement au croyant immature,
le croyant spirituel voit l'obéissance aux commandements de Dieu
comme nécessaire (Jean 14.15, 21; 1 Co. 7.19; 1 Jean 3.22).
(2) Il conçoit l'obéissance
aux commandements de Dieu comme une conséquence logique et naturelle
du salut. Tout comme le croyant immature, il comprend que le salut est
gratuit et s'obtient par la foi seule. Mais il voit aussi le salut comme
le moyen de Dieu pour être transformé à l'image de
Jésus et voit l'obéissance aux commandements comme le fruit
de cette transformation intérieure (Ro. 8.1-8; Ga. 5.16-24).
(3) Il ne voit pas les commandements
de Dieu comme une entrave à sa liberté, mais plutôt
comme une source de liberté. Les gens du monde et le croyant immature
croient que la vraie liberté, c'est de pouvoir répondre sans
contrainte à tous ses désirs et impulsions. Mais le croyant
spirituel voit les choses autrement. Il comprend que la vraie liberté,
c'est d'être, par l'obéissance aux commandements du Seigneur,
progressivement libéré de ses désirs égoïstes
et trompeurs (Jean 8.30-36; Ja. 1.23-25; Ro. 6.15-18).
(4) Enfin, contrairement au croyant
immature, le croyant spirituel cherche à plaire au Seigneur et se
soucie grandement d'être honoré au tribunal de Christ. Il
sait qu'il n'y aura pas de jour plus glorieux que le retour du Seigneur
et il veut tout faire pour ne pas avoir à éprouver de la
honte et fondre en larmes en ce jour-là (1 Jean 2.28). Le
croyant spirituel veut tout faire pour être honoré par le
Seigneur (2 Co. 5.9-10). Au tribunal de Christ, les coeurs des croyants
seront mis à nu et chacun recevra une récompense selon qu'il
se sera efforcé d'obéir aux commandements du Seigneur ou
non (1 Co. 4.5).
Récompenses promises dans les Écritures
Versets / Travail accompli / Récompense
Mt. 25.21 / Fidélité
dans les petites choses / Importantes responsabilités
Mt. 6.4 / donner discrètement
son offrande / promise, mais non spécifiée
Mt. 6.6 / prières faites
avec sincérité / promise, mais non spécifiée
Mt. 6.18 / jeûner sans que
personnene le sache / promise, mais non spécifiée
Pr. 19.17 / prêter de l'argent
au pauvre / promise, mais non spécifiée
Daniel 12.3 et Mt. 5.19 / enseigner
la justice / gloire
1 Co. 3.10-14 / travail de qualité
/ promise, mais non spécifiée
Mt. 18.4 / humilité / haut
rang dans le royaume